La Newsletter du CNCH

Mai 2022
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> Le mot du Président

Chers amis,
 
Le Livre Blanc de la cardiologie hospitalière avance à grand pas avec pour objectif de faire dans un 1er temps un état des lieux de l’activité de cardiologie hospitalière  du CNCH au niveau des territoires et dans un 2ème temps d’être force de propositions pour optimiser nos prises en charge hospitalière.
 
Les décrets récents viennent d’être publiés notamment sur les soins critiques et les autorisations des plateaux techniques interventionnels, et sont des  éléments majeurs pour créer ou pérenniser  les conditions de recrutement dans nos centres notamment supports de nos territoires en lien avec nos CHU avec création de plateau technique complet attractif.
 
Il devient urgent de créer les conditions d’attractivité avec un véritable choc attractif pour nos  jeunes afin d’assurer la relève et faire faire face au défi de la démographie des cardiologues qui s’annonce très difficile dans les dix années à venir. La sortie du Livre Blanc est prévue pendant le Congrès annuel du CNCH, évènement majeur de la vie de notre Collège, il sera marquant pour l’ensemble des cardiologues hospitaliers.
 
Le Congrès du CNCH est donc prévu en présentiel les 23-24 et 25 Novembre 2022 avec de nombreuses nouveautés comme :
  • Un Village Simulation CNCH avec au moins cinq ateliers pour aider nos jeunes à se former sur des simulateurs type TAVI, Ablation, Drainage péricardique …,
  • Les sessions Jeunes et sessions paramédicales seront nombreuses avec des Speed Data, Quizz …,
  • Un Master Class spécial afin de rendre hommage au Professeur Cribier pour les 20 ans du TAVI, soirée spéciale prévue le Mercredi soir 23/11/2022 a l’hôtel Novotel Eiffel Paris. 
Alors n’hésitez pas à vous inscrire dès maintenant il n’y aura pas de place  pour tout le monde !!

Collégialement.
Franck ALBERT
Président du CNCH

JE M'INSCRIS AU CONGRES
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> Les Décrets de soins critiques
 
Les décrets sur les soins critique ont été publiés au JO du 22/04/2022. Le CNCH a participé au groupe de travail à la DGOS par le CNPCV. En ce qui concerne les USICS, il faudra noter que :
  • Les USICs sont désormais soumises à autorisation, auparavant elles étaient soumises à reconnaissance contractuelle.
  • En ce qui concerne le PDES, le texte est souple et permettra de maintenir des USICs de proximité, mais il faudra être vigilant à ce que les directions ne profitent pas de cette opportunité pour supprimer des lignes de garde.
  • Un IDE pour 4 lits de jour comme de nuit.
  • Une AS pour 4 lits USICs de jour et une AS pour 8 lits USICs de nuit.
Vous trouverez ci-dessous les différents textes.
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> Quel avenir pour l'hôpital public ?
 
Le manque de personnels soignants et médicaux se fait toujours plus pressant sur la situation hospitalière dans l'Hexagone en témoignent les nombreuses fermetures temporaires de services d'urgences et de lits dans tous les services dans de très nombreuses régions.

Le CNCH n’est pas une institution politique mais reste vigilant sur l’offre de soins de la cardiologie publique. Le nouveau président de la République a fait de la santé une de ses priorités…. Il est probable que pendant le nouveau mandat et en fonction du futur gouvernement, nous allons assister à de nouvelles réformes.

Les alertes des institutions représentatives sur la crise que traverse notre système de santé  nombreuses.
  • Celle de la Fédération des Spécialités Médicales, dans un article dans le journal LE MONDE
Le Covid-19 a renforcé les débats sur notre système de santé et son organisation. Depuis les ordonnances Debré de 1958 [créant notamment les centres hospitaliers universitaires], de nombreuses réformes se sont succédé cherchant à rationaliser l’offre de soins, à rendre plus cohérente la gouvernance hospitalière et à organiser la mise en œuvre des politiques de santé. Dans toutes ces réformes persistent deux modes d’exercice qui ne sont pas incités à fonctionner en harmonie, et une forte centralisation qui est un frein à une organisation territoriale adaptée. Le moment est venu d’ouvrir un débat associant toutes les parties prenantes. Une caractéristique importante de notre système de santé est l’existence de deux secteurs d’exercice dont le fonctionnement, l’organisation, les motivations et la rémunération sont totalement différents, ce qui constitue probablement un obstacle à des réformes rapidement efficaces’ est notamment pour abattre les cloisons entre les secteurs d’exercice que s’est créée la Fédération des spécialités médicales (FSM) qui regroupe les Conseils nationaux professionnels (CNP) des 42 spécialités autres que la médecine générale, chaque CNP réunissant toutes les structures représentatives de la spécialité (sociétés savantes, collèges, syndicats et autres organismes) avec une gouvernance paritaire entre salariés et libéraux.
 
Au-delà de l’organisation et de la rémunération à l’hôpital
  • Les médecins, constituant un corps unique pendant leurs études, doivent choisir entre un exercice libéral ou un exercice salarié, qu’il est ensuite très difficile de quitter et qu’il est habituel d’opposer alors même que le métier clinique est le même. Or les deux systèmes rencontrent aujourd’hui des difficultés, et la fluidité entre les deux est loin d’être évidente. Tous font par ailleurs le constat, pour des quantités de travail équivalentes, de disparités de rémunération qui ne sont plus acceptables et entraînent une perte d’attractivité de certaines spécialités pourtant indispensables.
     
  • Est-il normal, comme en attestent les statistiques, que les revenus moyens de certaines spécialités soient plus de quatre fois, voire cinq, supérieurs à ceux d’autres spécialités ? De même, il est difficile d’expliquer à nos jeunes collègues qu’en restant à l’hôpital ils auront pendant plusieurs années un salaire médian de base un peu supérieur à 37 000 euros par an après quatorze ans d’études.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/04/16/le-moment-est-venu-de-donner-une-nouvelle-impulsion-a-notre-systeme-de-sante_6122465_3232.html
 
  • Celle du collège de l’ HAS sur les difficultés que rencontrent les professionnels, notamment de l’hôpital public et des établissements sociaux et médico-sociaux sur leur incapacité à délivrer des soins ou des accompagnements de qualité. Les représentants d’usagers et de personnes accompagnées, de leur côté, expriment le sentiment que le système de santé s’éloigne de leur vie et de leur quotidien, à la fois en distance et en temps, et que les professionnels sont de moins en moins disponibles. La mise en œuvre des recommandations de bonnes pratiques professionnelles et organisationnelles, que ce soit dans le champ sanitaire, social ou médico-social, se heurte régulièrement à la question de leur applicabilité.
    En réaction à ces alertes, le Collège de la HAS a souhaité non seulement exprimer son inquiétude quant à la capacité du système à dispenser des soins et à assurer des accompagnements de qualité sur l’ensemble du territoire, mais aussi attirer l’attention sur quelques éléments qu’il juge essentiels au maintien et à l’amélioration de la qualité de ces soins et accompagnements.
https://www.has-sante.fr/jcms/p_3328851/fr/lettre-ouverte-du-college-de-la-has-a-tous-ceux-qui-oeuvrent-pour-la-qualite-des-soins-et-des-accompagnements
 
  • Celle du CONSEIL NATIONAL DE L’ORDRE DES MÉDECINS  qui  s’inquiète de la disparition de la permanence des soins ambulatoires avec  Une dégradation de la couverture territoriale. Après une évolution favorable de la participation des médecins à la PDSA impulsée par la crise sanitaire en 2020, le taux de participation global des médecins généralistes à la PDSA est reparti à la baisse, malgré la poursuite de la hausse du nombre de participants à la régulation médicale, qu’il s’agisse de médecins libéraux installés ou de médecins salariés, remplaçants ou étudiants.
Un indicateur de dégradation : le nombre de territoires peu couverts.

Le nombre de territoires couverts par la PDSA a continué de se réduire, au gré des resectorisations. Paradoxalement, malgré la diminution du nombre de secteurs, le nombre de secteurs couverts par un faible nombre de médecins effecteurs – moins de 5 ou moins de 10 – a augmenté, témoin d’une dégradation du fonctionnement de la PDSA. Ainsi, 36% des territoires de PDS sont couverts par moins de 10 médecins volontaires (+1%), et 20% des territoires de PDS sont couverts par moins de 5 médecins volontaires (+1%).


https://www.conseil-national.medecin.fr/publications/communiques-presse/bilan-permanence-soins-2021
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> Les Webinars du CNCH en Mai 2022
 
* Lundi 16/05/22 - 20h "Flash Actu" Les nouvelles recommandations de l'IC : Comment les
  implanter en pratique avec le Professeur R. Isnard et le Professeur P. Jourdain > JE M'INSCRIS


* Lundi 23/05/22 à 18h - "Post HRS" > JE M'INSCRIS

* Mardi 31/05/22 - 18h "Les nouveautés des Guidelines européennes sur les valvulopathies
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PLANNING 2022
 

Salutations collégiales
Dr Simon CATTAN et Dr Franck ALBERT

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