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Speed Data Contest

Speed Data Contest

 

Chers amis,

Une session de “speed data” sous la forme d’un concours (speed data CNCH contest) sera organisée comme chaque année au congrès du 22 et 23 novembre 2018 à l'hotel Pullman Bercy. Les 3 meilleurs présentations recevront 1000 euros.

Pour participer au “speed data CNCH contest”, il faut avoir moins de 40 ans et prévoir une communication < 4 mins. La présentation peut concerner un cas clinique, une innovation, une organisation particulière ou une étude.

Vous trouverez ci-dessous la liste des présentations retenues.

Amitiés,

Jean Lou Hirsh, Franck Albert et Loic Belle

 

Communications orales (speed data)
Congrès du Collège National des Cardiologues des Hôpitaux
Paris – 22 et 23 novembre 2018

 

1/ Etude de la population vendéenne sous Sacubitril /Valsartan

Boivineau Claire*, Boiffard Emmanuel.
Service de cardiologie, CHD de Vendée, Les Oudairies, 85000 La Roche-sur-Yon, France.

Objectifs : Les recommandations ESC 2016 sur l’insuffisance cardiaque à FEVG altérée préconisent de switcher les IEC ou ARAII par du Sacubitril/Valsartan (S/V) chez les patients restant symptomatique sous traitement médical optimal.

Méthode : Etude rétrospective, monocentrique, de patients traités par S/V au CHD Vendée et au CH des Sables d’Olonne, évaluant des critères cliniques, biologiques et échocardiographiques entre l’introduction de S/V (M0) et à 1 mois (M1) et à un délai moyen de 3 à 6 mois (M3-M6). Les patients ont été inclus de janvier 2016 à janvier 2018. 73 patients ont été inclus, 53 ont pu être évalués à M1 et à M3-M6.

Résultats : La moyenne d’âge est de 66.3 ans. Il y a 60.3% de coronariens, 54.8% d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque aigue dans l’année précédente et 75.3% des patients ont un diagnostic d’insuffisance cardiaque datant de plus de 3 mois. Le traitement médical est optimisé avant l’introduction de S/V: 89 % de patients sont sous béta bloquant et ARAII ou IEC et 75.3% sous anti aldostérone. Il y a 9.6% de patients classés NYHA 1, 57.5% NYHA 2, 32.9% NYHA 3. Le S/V est introduit à la dose de 24/26 mg pour 47.9% des patients, 49/51mg pour 46.6% et 97/103mg pour 5.5%. A M1, 11 patients ont un effet indésirable et 9 arrêtent le traitement. A M3-M6, 12 patients ont un effet indésirable et 12 arrêtent le traitement. Entre M0 et M1 et M0 et M3-M6 on constate une diminution significative de la classe NYHA (p<0.005 et p<0.002) et du taux de NTproBNP (p=0.03 et p=0.04), une amélioration significative de le FEVG (p=0.02 et p<0.007). La dose moyenne de furosémide diminue mais sans différence significative (p=0.77). Le taux de créatinine augmente significativement (p=0.03 et p=0.04) et il n’y a pas de diminution significative de la tension artérielle systolique (p=0.09). Conclusion : On observe une amélioration clinique, biologique et échocardiographique des patients dans la « vraie vie » sous S/V. L’amélioration de ces critères peut aussi être favorisée par des thérapeutiques non médicamenteuses non prises en compte dans notre étude.

*Auteur Correspondant : claire.boivineau@outlook.fr
Pas de conflit d’intérêt.

 

2/ An unusually pulmonary embolism.

Socie Pierre*.
Service de cardiologie, CH 28000 Chartes.

Case report: Pulmonary embolism is usually caused by blood clots that travel to the lungs from the legs or other parts and me life-threatening. More rarely, pulmonary vascular obstruction may be due to a tumor. We report the case of a 68-year old man who presented with symptoms and signs suggesting high-risk acute pulmonary embolism. The computed tomography pulmonary angiography initially confirmed the diagnosis showing filling defects within the pulmonary vasculature. Fibrinolysis treatment allowed hemodynamic restoration.

Unfortunately, one month later, the patient presented with cardiogenic shock due to acute pulmonary obstruction. A rescue embolectomy was decided and the surgeon discovered a tumor instead of a clot. Anatomopathology confirmed an unusual pulmonary artery leiomyosarcoma not initially suspected

*Auteur Correspondant : psocie@ch-chartres.fr
Pas de conflit d’intérêt.

 

3/ Une cause rare d’embolie pulmonaire : Quand la biologie moléculaire intervient

Trevisan Lory*.
Service de cardiologie, CH 13100 Aix en Provence.

Cas clinique : Il s’agit d’un patient âgé de 46 ans admis en cardiologie pour suspicion d’embolie pulmonaire devant l’apparition brutale d’une dyspnée associée à une élévation du taux de Dimères en ville. A l’admission, le patient est tachycarde sans désaturation. Une anticoagulation efficace est initiée. Le diagnostic d’embolie pulmonaire est confirmé à l’angioscanner. L’échographie cardiaque transthoracique ne retrouve pas d’élément en faveur d’un cœur pulmonaire aigu mais révèle la présence d’un thrombus intra ventriculaire droit associé à un comblement apical des apex VD et VG. Une IRM est réalisée et retrouve un aspect typique d’endocardite de Loeffler. La numération formule sanguine met en évidence une hypereosinophilie. On effectue des prélèvements à la recherche d’une infection parasitaire et un myélogramme à la recherche d’une hémopathie. Les prélèvements ne retrouvent pas d’infection parasitaire. L’étude du myélogramme oriente vers un syndrome hypereosinophilique. L’analyse par biologie moléculaire met en évidence un transcrit de fusion FIP1L1-PDGFRA en faveur d’un syndrome hypereosinophilique primitif. Un traitement par inhibiteur des protéines kinases est initié. Après une semaine de traitement, l’hypereosinophilie a régressée. Un mois plus tard, l’échographie et l’IRM se sont quasiment normalisées.

Conclusion : Ce cas clinique d’endocardite de Loffler révélée par une complication cardioemboligene permet d’aborder une étiologie rare de cette pathologie : le syndrome hypereosinophilique primitif

*Auteur Correspondant : trevisanlory@gmail.com
Pas de conflit d’intérêt.

 

4/ Un nouveau souffle pour l’Hypertension Artérielle MAligne : Mise en place du registre national HAMA.

R. Boulestreau*1, JM. Halimi2, A. Lorthoir3, A. Cremer4, S.Rubin5, S. Debeugny6, PL. Tharaux7,
P. Gosse4.

1 Centre Hospitalier de Pau, service de cardiologie, blood pressure clinic.
2 Centre Hospitalier Universitaire de Tours, service de néphrologie et d’hypertension artérielle.
3 Hôpital Européen Georges Pompidou, service d’hypertension artérielle et centre d’investigation
clinique.
4 Centre Hospitalier universitaire de Bordeaux, service d’hypertension artérielle.
5 Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux, service de Néphrologie
6 Centre Hospitalier de Pau, unité de recherche clinique
7 Hôpital européen Georges Pompidou, service de néphrologie, unité INSERM.

Objectif : L’hypertension artérielle (HTA) maligne est la forme la plus sévère d’HTA, rapidement mortelle avant l’existence des traitements antihypertenseurs. Depuis, sa prévalence a nettement diminué mais elle n’a pas disparu. Elle touche des patients jeunes (entre 35 et 55 ans), qui vont subir un taux de complications élevé (15% d’évènements cardiovasculaires et rénaux à 5 ans). Pourtant, nous disposons de peu de données sur cette forme d’hypertension artérielle, sa physiopathologie, son épidémiologie actuelle. Les recommandations diagnostiques et thérapeutiques actuelles sont essentiellement empiriques.

Méthode : Avec le soutien de la société française d’hypertension artérielle, nous mettons en place un registre multicentrique prospectif pour répondre à ces questions. L’objectif est d’inclure 500 patients en 5 ans, suivis 5 ans, sur environ 30 centres. Le projet est promu par le CH de Pau, et piloté par un comité scientifique composé de cardiologues et néphrologues de 4 centres français différents, expérimentés dans cette thématique, un chercheur à l’INSERM et un biostatisticien.

Un an après le début de l’étude, nous ajouterons une bio-banque pour améliorer nos connaissances physiopathologiques et nous ouvrirons le registre aux centres européens intéressés.

Résultats attendus : Préciser le pronostic actuel des patients atteints d’une HTA maligne à 5 ans en terme d’évènements rénaux, cardiovasculaires. Préciser l’épidémiologie actuelle de la maladie. Moderniser la définition et les critères diagnostiques. Décrire les prises en charge dans les centres, les filières de soin et préparer le terrain pour des essais contrôlés permettant des recommandations thérapeutiques appuyer sur des preuves.

Conclusion : Le registre HAMA (Hypertension Artérielle MAligne) devrait fournir une base de données solide pour répondre aux questions en suspens sur l’HTA maligne. Il démarrera en 2019. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez plus d’information.

*Auteur Correspondant : rboulestreau@gmail.com
Pas de conflit d’intérêt.

 

5/ Une fermeture d’auricule gauche complexe.

Clémence Roig*1, Petra Barhoum1, Salm Belguidoum1, Jean François Paul2,
Christophe Caussin 1, Nicolas Amabile1.

1 Service de Cardiologie, Institut Mutualiste Montsouris, Paris
2 Service de Radiologie, Institut Mutualiste Montsouris, Paris

Cas clinique : Un patient âgé de 80 ans nous est adressé pour fermeture de l’auricule gauche, dans le cadre d’une fibrillation auriculaire à haut risque embolique (CHADS-VASC2 : 6) et d’un hématome cérébral spontané sous traitement anticoagulant oral avec contre-indication à la poursuite de celui-ci.

La procédure est réalisée sous guidage ETO sous anesthésie générale, sans scanner cardiaque préalable. Elle se complique d’une embolisation d’une prothèse Abbott Amulet° 28 mm en rapport avec un sous dimensionnement de celle-ci. La prothèse est récupérée par techniques de lasso et extraite de façon percutanée, sans séquelle en dehors d’une atrioseptostomie modérée asymptomatique.

Une nouvelle tentative est programmée 1 mois plus tard, après étude TDM cardiaque et impression 3D du massif auriculaire. Le modèle imprimé permet une étude précise de l’anatomie cardiaque, révélant une auricule gauche de grande taille et de section ovalaire. La pose de différentes prothèses est simulée dans ce modèle (avec analyse radiologique complémentaire), afin de choisir la prothèse la plus adaptée.

La seconde procédure est réalisée sans difficulté particulière et permet l’occlusion de l’auricule gauche du patient par une prothèse Amulet ° 34 mm, couplée à la fermeture de la CIA acquise par une prothèse Amplatzer ASD ° 13 mm. Les suites de l’intervention sont simples, avec sortie du patient sous double anti agrégation plaquettaire (aspirine + clopidogrel) pour une durée de 6 semaines. Le scanner de contrôle révèlera une bonne fermeture de l’auricule gauche (avec bonne compression de la prothèse) et une absence de CIA résiduelle.

*Auteur Correspondant : nicolasamabile@yahoo.fr
Pas de conflit d’intérêt.

 

6/ Intérêt du bloc serratus pour l’implantation du défibrillateur sous-cutané sans anesthésie générale.

El Bouazzaoui R*, Massin F, Granier M, Pasquié JL.
Service de cardiologie, CHU 34000 Montpellier.

Objectifs : Le Défibrillateur sous-cutané est une alternative intéressante au défibrillateur endocavitaire notamment pour les sujets jeunes n’ayant pas d’indication de stimulation ni de resynchronisation. L’implantation du défibrillateur sous cutanée est aujourd’hui réalisée sous anesthésie générale dans la majorité des centres imposant aux médecins implanteurs une organisation plus contraignante. La nécessité de l’anesthésie générale serait même un frein à l’implantation de défibrillateur sous cutané dans certains centres.

Nous avons cherché à développer une stratégie d’implantation sans anesthésie générale.

Le bloc serratus est une technique d’anesthésie loco-régionale utilisé en chirurgie oncologique mammaire et offrant une analgésie de la paroi thoracique antérieure.

Méthodes : Tous les patients avec une indication d’implantation de défibrillateur sous cutané ont été inclus. L’implantation était précédée d’un bloc serratus réalisé en salle de préparation. A l’aide d’une aiguille de bloc, on réalise une injection de ROPIVACAINE (3mg/kg) au niveau du fascia intermusculaire entre le dentelé antérieur et de grand dorsal. Après 40 minutes d’attente, l’implantation de défibrillateur était réalisée sur patient vigil.

L’implantation était réalisée en technique 2 incisions avec loge intermusculaire.

Résultats : 15 patients ont été implantés avec cette technique d’anesthésie. L’implantation a pu être réalisée sans nécessité de conversion en anesthésie générale chez tous les patients. Le temps moyen de procédure était 49 minutes (40-54). L’EVA moyenne pendant la procédure était de 2.7 (2.1-3.2). L’EVA à J1 de procédure était de 2.1. Aucun patient n’a nécessité de traitement antalgique par morphinique en post-opératoire.
Un hématome de loge a été observé dans un contexte de surdosage en AVK. Aucune autre complication n’a été reportée.

Conclusion : Le bloc serratus est une technique d’anesthésie locorégionale simple et sûre permettant de réaliser une implantation de défibrillateur sous cutané sans anesthésie générale avec confort pour le patient et l’opérateur. Cela représente une simplification organisationnelle pour ce type de procédure.

*Auteur Correspondant : titerim@hotmail.com
Pas de conflit d’intérêt.

 

7/ Risque de dysfonction de prothèses cardiaques implantables soumises à un traitement de radiothérapie : résultats d’un registre monocentrique sur 67 cas.

FREY Pierre *1 ; DOMPNIER Antoine 1 ; IRLES Didier 1; AKRET Chrystelle 1; HOSU Iolanda Carmen 2 , TESSIER Alexandre 2.

1 Département de cardiologie Centre Hospitalier Annecy-Genevois 74370.
2 Département de radiothérapie Centre Hospitalier Annecy-Genevois 74370.

Objectifs : Un nombre croissant de patients porteurs de prothèses cardiaques implantables (pacemakers ou défibrillateurs) sont soumis à un traitement de radiothérapie pour un cancer. Les dysfonctions de prothèses dues aux interactions avec les rayonnements ionisants sont fréquentes, potentiellement graves mais pourraient être pour la plupart mieux prises en charge par une meilleure connaissance et gestion des risques.

Méthode : Il s’agit d’une étude monocentrique prospective de suivi et surveillance des patients porteurs de prothèses cardiaques soumis à un traitement de radiothérapie pour cancer. Etaient inclus tous les patients porteurs de prothèses cardiaques implantables (pacemaker ou défibrillateur) soumis à une ou plusieurs séances de radiothérapies, dont la surveillance était assurée par notre centre. Le protocole de surveillance consistait à : une consultation avec contrôle de tous les paramètres et mémoires de la prothèse avant irradiation, après chaque séance et 1 mois après la dernière séance. Les données de radiothérapie (type de faisceau, énergie maximale, dose cumulée tumorale, estimation de dose sur la prothèse) étaient renseignées. Le critère d’évaluation principal était la survenue d’une dysfonction de prothèse définie par la mise en évidence de bruit sur l’un des canaux, passage en mode VVI de secours, défaut de mise en mémoire des paramètres, modification significatives des paramètres de sondes entrainant une reprogrammation de la prothèse, pendant ou après irradiation.

Résultats : Entre 01/01/2013 et 01/06/2018, 67 prothèses (54 pacemakers et 13 défibrillateurs) chez 59 patients irradiés différents, ont été incluses dans l’étude. En moyenne chaque patient a eu 17 contrôles de prothèse pour un suivi cumulé sous traitement de 57 patients.mois. Au total, on comptait 10 (15%) dysfonctions de prothèse dont 3 (23%) défibrillateurs et 7 (13%) pacemakers. Parmi les dysfonctions on notait : 5 cas de bruit sur sondes dont 1 classification en TV non soutenue, sans choc délivré ; 3 cas de passage en mode VVI de secours reprogrammés avec succès, et 2 cas de défaut de mises en mémoires d’un ou plusieurs paramètres de sondes. Aucun symptôme n’a été ressenti par les patients. 1 reprise chirurgicale a été effectuée pour changement de boitier d’un pacemaker double chambre avec bruits sur sondes récurrents. Parmi les cas avec dysfonctions, l’irradiation était supra diaphragmatique pour 3 (30%), et utilisait des photons de haute énergie dans 9 (90%) cas, enfin la dose cumulée par la prothèse était <1 Gray dans 7 (70%) cas, et >10 Gray dans 2 (20%) cas.

Conclusion : Dans notre étude, les dysfonctions de prothèses cardiaques implantables soumis à la radiothérapie concernent 15% des prothèses irradiées, plus fréquentes pour les défibrillateurs. Elles sont le plus souvent asymptomatiques bien que potentiellement graves. Elles sont plus fréquentes en cas d’irradiation infra diaphragmatique et en cas d’utilisation de photons de haute énergie >10 MegaVolts.

*Auteur Correspondant : pfrey@ch-annecygenevois.fr
Pas de conflit d’intérêt.

 

8/ Étude prospective multicentrique sur la performance diagnostique de l’IRM cardiaque utilisée en première intention dans la recherche d’une cause ischémique à une dysfonction systolique. Etude CAMAREC.

Louis-Marie Desroche*1,2, MD, Damien Mandry4, MD, Loïc Belle5, MD, Benjamin Safar MD2, Charles Burdet6, MD, Phalla Ou1,3 MD. PhD, Grégory Ducrocq1,3 MD. PhD, Isabelle Durand-Zaleski7, MD. PhD, Damien Millischer2 MD, Atul Pathak8 MD. PhD, MD, Olivier Huttin9 MD, Damien Logeartj MD. PhD, Mathieu Valla11 MD, Benoit Diebold12 MD. PhD, Yoan Lavie-Badie13 MD, Olivier Milleron1, Guillaume Jondeau1,3, MD. PhD, pour l’étude CAMAREC.

1 Service de Cardiologie, Hôpital Bichat Claude Bernard, 46 rue Henri Huchard, Paris.
2 Service de Cardiologie, Hôpital Montfermeil 10 Rue du Général Leclerc, Montfermeil.
3 Faculté Denis Diderot, Université Paris 7, Paris
4 Service de Radiologie, Hôpitaux de Brabois, Rue du Morvan, 54500 Vandœuvre-lès-Nancy
5 Service de Cardiologie, CH Annecy Genevois, 1 Avenue de l’Hôpital, Metz-Tessy
6 Département d’Epidémiologie, Biostatistique et Recherche Clinique, Hôpital Bichat, Paris
7 URCEco Ile de France, Hôpital de l’Hôtel Dieu, 1 Place de Parvis de Notre Dame, Paris
8 Service de Cardiologie, Clinique Pasteur, 45 Avenue de Lombez, Toulouse
9 Service de Cardiologie, Hôpitaux de Brabois, Rue du Morvan, 54500 Vandœuvre-lès-Nancy
10 Service de Cardiologie, Hôpital Lariboisière 2 Rue Ambroise Paré, 75010 Paris
11 Service de Cardiologie, Hôpital de Mercy 1, allée du château – 57530 Ars-Laquenexy
12 Service de Cardiologie, Hôpital Cochin 27 Rue du Faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris
13 Service de Cardiologie, Hôpital Rangueil 1, avenue Jean Poulhès, Toulouse

Introduction : Sur des modèles animaux d’hibernation, lorsque la FEVG est significativement diminuée, on retrouve systématiquement des plages de nécrose histologique. Notre hypothèse est qu’une zone de nécrose est toujours visible sur l’IRM en cas de FEVG ≤ 45% si l’origine est ischémique. Une étude pilote rétrospective semble confirmer cette affirmation, et CAMAREC va tester cette hypothèse de façon prospective.

Objectif : Le PHRC-National CAMAREC a pour objectif d’évaluer la performance diagnostique de l’IRM cardiaque dans la recherche d’une cause ischémique à une dysfonction systolique sans cause évidente.

Méthode : Nous allons inclure 406 patients avec découverte récente d’une FEVG ≤ 45% sans cause évidente, pendant 2 ans dans 9 centres français (1ère inclusion datée de mai 2018). Chez tous les patients, une IRM cardiaque puis une coronarographie seront pratiquées, et seront relues par des comités de relecture indépendants en aveugle.

Une première étude ancillaire médico-économique s’attachera à comparer les coûts de 2 stratégies : une dans laquelle la coronarographie n’est réalisée que si de la nécrose est observée à l’IRM, l’autre dans laquelle la coronarographie est pratiquée chez tous les patients.
Une seconde étude ancillaire évaluera l’intérêt du T1-mapping dans cette population.

Résultats : Le résultat principal est l’évaluation de la sensibilité de l’IRM cardiaque pour prédire une coronaropathie expliquant une dysfonction VG systolique récente. L’étude médico-économique évaluera les économies d’une stratégie dans laquelle la coronarographie n’est pas réalisée systématiquement.

Conclusions : Si la capacité de l’IRM cardiaque à éliminer une cause ischémique en cas de dysfonction systolique se confirme, la nouvelle stratégie proposant une coronarographie uniquement en cas de nécrose vue sur l’IRM pourra être proposée en pratique courante.

*Auteur Correspondant : lmdesroche@hotmail.fr
Pas de conflit d’intérêt.

 

9/ Prévalence de l’hypercholestérolémie familiale hétérozygote chez les patients pris en charge pour un infarctus du myocarde et impact sur la mortalité

Benoit Lattuca*, Johanne Silvain, Michel Zeitouni, Maryse Guerin, Mathieu Kerneis, Paul Guedeney, Jean-Philippe Collet, Philippe Lesnik and Gilles Montalescot for the ACTION Study Group.
Service de cardiologie, CHU, 30900 Nimes.

Background : Heterozygous Familial Hypercholesterolemia (HeFH) is an underdiagnosed form of dyslipidemia associated with higher risk of myocardial infarction (MI) as first clinical manifestation of the disease. Identifying patients with HeFH during hospitalization for a ST segment elevation MI (STEMI) would allow counselling, family screening and more aggressive dyslipidemia treatment. Data on prognosis of HeHF patients after an index STEMI is lacking.

Purposes : The aim of this study was to assess the prevalence and impact on outcome of possible HeFH in patients admitted for STEMI.
Methods: Lipid profiling was performed in consecutive STEMI patients admitted at the Pitié-Salpêtrière Center (Paris, France), with two separate measurements, one performed on the arterial blood on arrival in the cath-lab for primary PCI and the second from venous puncture after a fasting period during hospitalization. A possible HEFH was defined by the Dutch Lipid Clinic Score from the medical history of patients and LDL-cholesterol level. A score ≥3 defined a possible HEFH. Major ischemic events and mortality were assessed at one-year follow-up.

Results : Among 1788 consecutive MI patients, the diagnosis of possible HeFH was reached in 12.0% (215) patients. There was no significant difference between LDL-cholesterol measured on admission on anticoagulated arterial blood and non-anticoagulated venous blood after a fasting period: 1.18±0.41g/dl vs 1.17±0.48g/dl; p=0.76.

HeFH patients were younger (50.6±10.1 vs 65.5±13.2 years; p<0.001), more frequently male (81.5% vs 75.2%; p=0.03), had more frequent familial history of coronary artery disease (65.1% vs 14.1%; p<0.001) and had lower rate of prior myocardial infarction (10.7% vs 20.3%; p<0.001) as compared to patients with unlikely HeFH (Dutch Lipid Clinic Score<3). The median LDL-cholesterol was higher in patients with possible HeFH (1.4 [1,18-1,65] vs 1.1 [0,84-1.33] g/dl; p<0.001). Discharge treatment by high-dose statin was more frequent for patient with possible HeFH: 92.6% vs 85.1% (p=0.012). At one-year, the mortality rate was lower in patients with possible HeFH: 4.35% vs 12.56%; HR=1,9 [2.23-3.16]; p=0.04 (figure).

Conclusion : HeFH is frequent in STEMI patients when screened with the Dutch Lipid Clinic Score and allow the characterization of a potentially higher risk population. The better prognosis of these patients may be related to their young age and more aggressive treatment for dyslipidemia.

Figure : One-year survival curves according to the probability of heterozygous familial hypercholesterolemia (HEFH) defined by Dutch Lipid Clinic Score.

*Auteur Correspondant : benoit.lattuca@gmail.com
Pas de conflit d’intérêt.

 

10/ Vol coronaire d’un point mammaire par une artère bronchique

POUSTIS Pierre*1, LASSERRE Raphaël1, Marque Nicolas2, DELARCHE Nicolas1

1 Service de cardiologie, CH PAU, 64000 Pau.
2 Service de cardiologie, Clinique ARSSY, 64230 Bizanos.

Introduction : Le vol coronaire par la naissance ectopique d’une artère bronchique dans les suites d’un pontage aorto-coronarien par l’artère mammaire interne gauche est une complication rare. L’occlusion de cette artère bronchique par une technique d’embolisation percutanée permet la disparition des symptômes.

Cas clinique : Il s’agit d’un homme de 70 ans, hypertendu, dyslipidémique, coronarien, stenté en 2010 et 2012 qui présente un angor d’effort typique.
La coronarographie réalisée en septembre 2017 retrouve une sténose du tronc commun distal MEDINA 1-1-1 pour laquelle il est retenu une indication de pontage aorto-coronarien.

Le patient est ponté en novembre 2017 par une mammaire interne gauche pédiculée sur IVA, une mammaire interne droite sur PL et par un greffon saphène sur l’intermédiaire.

En réadaptation le patient présente un tableau angineux avec à l’épreuve d’effort initiale un sous décalage marqué du segment ST dans les dérivations latérales, associé à des épisodes d’arythmie ventriculaire non soutenus.

Une nouvelle coronarographie est réalisée début décembre 2017 retrouvant une perméabilité avec un bon développement des trois pontages. On note cependant une naissance ectopique d’une artère bronchique provenant de la mammaire interne gauche (Image 1)

Un diagnostic d’ischémie myocardique par vol coronaire du pontage par l’artère bronchique ectopique est porté.

Une procédure d’embolisation de l’artère bronchique est réalisée avec succès au mois de janvier 2018 avec implantation de plusieurs coils (Image 2).
Le patient est asymptomatique depuis.

Discussion : La naissance d’une artère bronchique via une artère mammaire interne est très rare. Lors d’une chirurgie de pontages les artères intercostales naissant de la mammaire interne sont ligaturées pour éviter ces phénomènes de vol coronaire. L’absence de ligature de cette artère bronchique lors de la chirurgie peut engendrer une ischémie myocardique.

Une occlusion de l’artère responsable par une technique d’embolisation percutanée a permis de lever l’ischémie. Il faut donc penser à cette complication devant une ischémie coronarienne précoce dans les suites d’une chirurgie de pontage aorto-coronaire.

Image 1 :

Image 2 :

*Auteur Correspondant : pierre.poustis@ch-pau.fr
Pas de conflit d’intérêt.

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