Le budget des hôpitaux publics malade en affection longue durée​

CNCH

Le budget des hôpitaux publics malade en affection longue durée​

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie les premières fiches de son ouvrage annuel sur les établissements de santé.

La dégradation des comptes financiers des hôpitaux publics se poursuit en 2024. Le déficit global du résultat net des hôpitaux publics atteint 2,9 milliards d’euros en 2024 (2,4 milliards en 2023).

 

Plusieurs mécanismes peuvent expliquer cette situation critique :
 

Dépenses :

Sur le budget principal (excluant les soins de longue durée), la progression des charges s’observe 

+4,1 % (63,3 milliards d’euros) pour les dépenses de personnel.

+8,5 %, (22,8 milliards d’euros) pour les dépenses à caractère médical.

+3,0 %, à (7,7 milliards d’euros) pour les amortissements, frais financiers et dépenses exceptionnelles. 

Les dépenses à caractère hôtelier et général ont en revanche diminué en 2024 (-12,9 %, à 10,5 milliards d’euros), après une forte hausse en 2023 (+34,5 %).

 

Financement :

  1. Le non-dégel du coefficient prudentiel de 0,7 % des tarifs, habituellement reversé aux hôpitaux en fin d’années.

  2. La réduction des dispositifs de soutien mis en place pendant la crise sanitaire.

  3. La hausse de l’inflation et les revalorisations salariales du Ségur de la santé en 2020 avec progression automatique de la rémunération à l’ancienneté et au grades dénommé par l’administration « Glissement vieillesse technicité » (GVT) et réservée aux structures publiques. 

Notons que le résultat global des structures privées à but lucratif, bien qu’en diminution reste positif à 194 millions d’euros (331 millions en 2023).