Alerte sur le déficit des établissements publics de santé
Le comité d’alerte préconise d’adopter des mesures ciblées pour réduire le déficit des établissements publics de santé (EPS). Après avoir diminué entre 2019 et 2020 grâce aux aides COVID (660 millions à 242 millions d’euros), le déficit s’est aggravé sans interruption entre 2021 et 2024, atteignant 2,879 milliards d’euros en 2024.
Prévisions : D’après les données recueillies début mars 2026 par la DGOS, le déficit pourrait être compris entre 2,6 et 2,8 milliards d’euros pour 2025.
Répartition : Les grands établissements voient leur déficit se réduire, tandis que les petites structures continuent à creuser leurs pertes. Cela suggère que les économies d'échelle et la concentration de l'activité profitent aux gros plateaux techniques, tandis que les hôpitaux de proximité peinent à équilibrer leurs charges fixes face à une activité parfois moindre.
Les causes de l'aggravation :
L'inflation : L'envolée des prix de l'énergie et des dispositifs médicaux pèse lourdement sur les budgets de fonctionnement.
Le Ségur de la Santé : Bien que nécessaire pour la revalorisation des salaires, l'augmentation de la masse salariale n'a pas toujours été intégralement compensée par l'État pour tous les établissements.
L'intérim médical : Le coût des remplacements pour pallier le manque de personnel reste un gouffre financier pour les petites structures.
Intégration de produits LPPR au GHS.
Les conséquences directes :
Gel des investissements : Le déficit pourrait freiner la modernisation des plateaux techniques.Pression sur le personnel : La nécessité de réduire les coûts peut entraîner une dégradation des conditions de travail et une fuite des soignants vers le secteur privé.
Les préconisations du comité d'alerte : Le comité insiste sur l'adoption de "mesures ciblées" et de "décisions fermes". Cela pourrait impliquer de nouvelles réformes sur le financement à l'activité (T2A) ou une restructuration plus profonde de la carte hospitalière pour mutualiser davantage les ressources.