Parcours des médecins PADHUE : les propositions des sénateurs

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Parcours des médecins PADHUE : les propositions des sénateurs

La commission des affaires sociales du Sénat a publié un rapport intitulé : « Clarifier le parcours des praticiens à diplôme hors Union européenne, entre accès aux soins et sécurité des patients » accessible sur le lien : https://www.senat.fr/rap/r25-824/r25-8241.pdf

 

Le rapport analyse une politique devenue essentielle au fonctionnement du système de santé. Il souligne notamment un manque de pilotage : diversité des statuts, accumulation de normes et interprétations variables du droit. Cet enchevêtrement administratif, hérité de décennies de réformes successives, oblige aujourd’hui les pouvoirs publics à avancer sans vision d’ensemble claire. 

 

Le rapport vise à combler cette lacune en retraçant le parcours des PADHUE étape par étape. Il clarifie les règles applicables, dresse un état des lieux complet, évalue les réformes engagées depuis 2019 et met en évidence les difficultés rencontrées par les praticiens, les établissements de santé et les administrations impliquées dans leur recrutement, leur accompagnement et le suivi de leur parcours.

 

Le rapport souligne le rôle indispensable des PADHUE dans le système de santé français, tout en mettant en lumière la complexité de leur intégration, les faiblesses du pilotage administratif, l’hétérogénéité des parcours et la nécessité de renforcer la transparence, la formation et la sécurisation de leurs parcours professionnels et administratifs.

 

Dans certains centres hospitaliers, la pénurie de médecins oblige à senioriser les PADHUE, les médecins inscrits à l’Ordre n’exerçant qu’un encadrement en distanciel, ou par un passage 1 à 2 fois par semaine, note la Conférence nationale des présidents de CME de CHU.

 

Il formule également des recommandations et des pistes d’évolution afin de mieux sécuriser les parcours administratifs et professionnels des PADHUE, tout en maintenant les exigences de qualité et de sécurité des soins ainsi que la protection des patients.

 

En ce qui concerne notre spécialité, le rapport note que 14 % des cardiologues en plein exercice sont diplômés hors Union européenne.

 

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