Alerte sous le financement des hôpitaux publics et ESPIC

CNCH

Alerte sous le financement des hôpitaux publics et ESPIC

LA FHF et la FEHAP alertent dans un communiqué de presse sur le sous financement des hôpitaux publics :  

  1. Situation financière préoccupante des établissements sanitaires et médico-sociaux : Les établissements souffrent d’un sous-financement persistant, aggravé par l’inflation et les revalorisations salariales, malgré leur mobilisation pour répondre aux besoins croissants de santé.

  2. Rejet de l’augmentation de l’ONDAM 2026 : L’annonce d’un milliard supplémentaire pour l’ONDAM 2026, dont 850 M€ pour les établissements de santé, a été rejetée suite à la suppression de l’article correspondant dans le PLFSS.

  3. Double peine pour le secteur médico-social : Le secteur est impacté par la suppression du fonds d’urgence de 300 M€ et l’augmentation de 80 % de la réserve prudentielle en 2025, privant les établissements de financements essentiels.

  4. Appel à une loi de programmation en santé : Les fédérations soulignent l’urgence d’un financement pluriannuel crédible pour garantir la stabilité et la visibilité nécessaires aux acteurs du système de santé.

  5. Demande de réformes structurelles : Les fédérations appellent le Gouvernement à adopter une approche basée sur la confiance, la transparence et des engagements financiers cohérents avec les priorités de santé publique.

     

Les conséquences du sous-financement des établissements sanitaires et médico-sociaux sont les suivantes :

1. Dégradation des équilibres financiers : Les établissements sont en déficit en raison de la non-prise en compte de l’inflation et des revalorisations salariales.

2. Menace sur la continuité des soins : Le manque de financement compromet la capacité des établissements à répondre aux besoins croissants de santé de la population, notamment liés au vieillissement et aux pathologies chroniques.

3. Suppression du fonds d’urgence : La perte de 300 M€ en 2026 met en danger la survie de nombreux établissements médico-sociaux.

4. Réduction des investissements nécessaires : L’augmentation de la réserve prudentielle prive les établissements de crédits essentiels pour financer des investissements immobiliers et technologiques indispensables face aux transitions démographique et écologique.

5. Instabilité et manque de visibilité : La gestion par ajustements successifs ne permet pas aux acteurs de terrain de planifier leurs actions à long terme, ce qui nuit à leur capacité d’innovation et d’adaptation.